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5 April

Thaksin à démissionné !!

Le Premier Ministre Thaïlandais THAKSIN à démissionné suite à la pression de la rue alors en France le Premier Ministre Francais DE VILLEPIN va t-il aussi démissionner face à la contestation grandissante?
 
 
 
 

POLITIQUE - Thaksin capitule

 

 

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Ca y est, Thaksin a cédé. Après s’être battu comme un diable pendant deux mois pour résister à la pression de la rue, le Premier ministre a fait savoir hier qu’il renonçait à son poste, par respect pour le roi qu'il venait de rencontrer et pour le bien de la nation

(Photo Pierre Queffélec)

Après deux mois de manifestations intenses demandant sa démission, Thaksin Shinawatra a finalement annoncé hier, la gorge serrée, qu’il renonçait au poste de Premier ministre. La veille encore pourtant, il revendiquait à la télévision sa légitimité à gouverner le pays, clamant avec arrogance que son parti avait justement recueilli 57% des suffrages. Il avait d'ailleurs à cette occasion proposé de convoquer une commission de réconciliation neutre pour juger de son sort politique. Mais ses opposants ayant fait savoir hier qu’ils refusaient tout compromis, la crise promettait de s’aggraver.
C’est donc dans la même émission télévisée de la chaîne 11 que Thaksin à fait connaître hier soir sa décision de se retirer momentanément de la vie politique. "A condition que les manifestants cessent leur mouvement et que les partis politiques participent aux prochaines élections", a-t-il précisé.


Rencontre avec le Roi


Cette annonce soudaine est arrivée quelques heures après que le Premier ministre ait rencontré Sa majesté le Roi Bhumibol Adulyadej. Il a d’ailleurs affirmé avoir pris cette décision par respect pour le Roi. "La raison pour laquelle je n’accepterai pas le poste est que cette année est une année auspicieuse pour le roi dont le 60e anniversaire de l’accession au trône arrive dans 60 jours", a-t-il dit. "Je demande à tous les Thaïlandais de se sacrifier pour le Roi", a-t-il ajouté tout en s’excusant auprès de ses 16 millions de supporters pour ne pas prendre le poste de Premier ministre.
Pour beaucoup de Thaïlandais, Thaksin représentait un changement radical de gouvernance en contraste avec les systèmes précédents réputés trop technocratiques. "Un pays se dirige comme une entreprise, aimait-il à dire". "Avec son style dynamique d’homme d’affaires, il a su faire bouger les choses", entend-on souvent. "De la corruption, il y en a toujours eu", s’exclame Ou, un jeune artisan de Nonthaburi, "et il y en aura encore après Thaksin. Par contre, personne n’a su développer le pays comme lui. Qui va le faire s’il s’en va ?"


Qui pour remplacer Thaksin ?


La question qui se pose en effet maintenant est qui va remplacer Thaksin. Ce dernier avait déjà il y a quelques jours avancé deux noms parmi les siens. Il s’agissait du ministre du Commerce et ancien Premier ministre adjoint Somkid Jatusripitak et de Bhokin Bholakul, ex-Président de l’Assemblée et co-leader du Thai Rak Thai. Le premier semble néanmoins avoir pour lui l’avantage d’avoir un bagage économique avec un passé relativement sans histoire. Il bénéficie en cela du soutien du milieu des affaires qui a d’ores et déjà manifesté sa préférence. Selon le Premier ministre, son successeur devrait être élu dès lors que le Parlement reprendra son activité, dans un mois. D’ici là, il reste chef du gouvernement intérimaire.
De leur côté, les leaders de l'opposition et de la PAD restent prudents, à l’image de Sondhi qui annonçait hier soir que la manifestation de vendredi aurait lieu malgré tout.
Pierre Queffélec (LPJ Bangkok) mercredi 5 avril 2006
27 March

France-Thaïlande même combat, le peuple est dans la rue !!!

En France comme en Thaîlande la contestation des Premiers Ministres (Thaksin/De Villepin) est de plus en plus grande et plus les jours passent et plus la population est en nombre pour contester les décisions et la façon de diriger des deux hommes politiques............
 
 
 
 

POLITIQUE (THAILANDE)- Comment sortir de la crise ?

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L’opposition a encore mobilisé les foules ce week-end. Les leaders du mouvement en ont appelé au Roi pour destituer Thaksin et ainsi mettre fin à la crise. De son côté, le Premier ministre a... royalement offert hier à tous les partis de participer à un gouvernement d’union nationale
Pierre Queffélec (LPJ - Bangkok) lundi 27 mars 2006

Lors des rassemblements de ce week-end, les opposants au premier ministre ont sollicité l'intervention de Sa Majesté pour mettre fin à la crise qui secoue le pays (Photo LPJ Bangkok)

Ce week-end, plus de cent mille manifestants ont scandé « Thaksin dehors » dans les rues de la capitale avec plus de ferveur encore que les fois précédentes. Néanmoins, malgré une forte mobilisation populaire, quasi quotidienne depuis plusieurs semaines, la People’s Alliance for Democracy reste sur sa faim. Vendredi soir, le leader du Democrat Party Abhisit Vejjajiva avouait devant une foule de 50 000 personnes réunies à Sanam Luang, que le dernier recours possible pour voir le pays débarrassé de Thaksin restait l’intervention du roi.
Entre intervention royale et gouvernement d’union nationale
Mais une telle option ne fait pas l’unanimité et semble même diviser le mouvement. Même s’ils participent aux mêmes manifestations, les tenants des principes démocratiques se montrent en effet défavorables à une intervention royale. De plus, des experts affirment que le fameux article 7 de la constitution, donnant autorité au roi pour nommer un premier ministre intérimaire, ne peut légalement s’appliquer qu’après la démission de Thaksin. Et d’ici le 2 avril, une démission du premier ministre semble peu probable.
Ce dernier a même contre-attaqué hier en fin d’après-midi à l’occasion d’un rassemblement en sa faveur de l’autre côté du fleuve à Thonburi. Dans son discours, Thaksin y est allé de sa solution pour « sortir le pays de la crise ». Il a offert à tous les partis politiques, y compris ceux qui boycottent les élections, la possibilité d’obtenir des sièges dans un gouvernement d’union nationale, dans le cas où le Thai Rak Thai ne rassemble pas plus de la moitié des votes. Il s’agit de toute évidence de faire taire le mouvement d’opposition qui demande avant tout sa démission. En gros, que le Thai Rak Thai remporte les élections haut la main, ou qu’il passe de justesse, Thaksin aurait toutes les chances de rester en place. Les leaders des principaux partis ont fait savoir qu’ils se réuniraient aujourd’hui pour discuter de la proposition.
Eviter que la tension monte
En attendant, la société thaïlandaise est de plus en plus divisée, comme le soulignait vendredi soir le leader du Democrat Party. Et tandis que la tension monte entre les deux camps, les manifestations, jusqu’ici pacifiques, ont pris ces jours-ci des formes nouvelles. Plus mobiles, elles sont davantage offertes aux provocations et donc propices aux débordements. Samedi soir, environ 30 000 moines bouddhistes s’étaient réunis à Sanam Luang pour une grande cérémonie de prières destinées à prémunir le pays de tout événement malheureux.
Pierre Queffélec (LPJ Bangkok) Lundi 27 Mars 2006

15 March

De villepin à des soucis, Thaksin le PM thaï en à aussi voire pire !!!!

 VOICI QUELQUES PHOTOS DES DERNIERS MANIFESTATIONS ANTI THAKSIN ET LA FRONDE POPULAIRE QUI S AMPLIFIE D'HEURE EN HEURE EN THAILANDE !!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ทักษิณ ออกไป - Thaksin, dégage !

      Voilà ce qu'ont scandé hier des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Bangkok. "La colère gronde", comme diraient les journalistes, et cela n'est pas courant au royaume des sourires...
      Enfin le peuple se réveille et réclame son propre pays à celui qui semble le détenir en entier : le premier ministre Thaksin Shinawatra, le méchant loup de l'histoire.
 
                    14/03/06 Sondhi-en-blanc/Chamlong-en-bleu
 
      Thaksin, c'est celui qui depuis sa première élection, en 2001, apparaît un peu comme le Superman de la Thaïlande. Une sorte de Sarko et Berlusconi en puissance.
      Après la crise économique de 1997, c'est lui qui a eu en grande partie la lourde tâche de redresser le pays. Et il n'y est pas allé par quatre chemins : privatisation des entreprises publiques, vente de celles-ci à des étrangers, etc
 
                               Thaksin
    
     Quand il décide de s'attaquer au trafic de drogue, c'est plus de 2000 morts inhumaines en quelques mois. "La pauvreté? Dans un mois, je vous promets qu'il n'y en a plus!" ; "La corruption? En deux mois, j'en fais mon affaire!" ...
 
     Roi de la communication, il sait parfaitement manipuler les médias, qu'il contrôle par ailleurs de toutes façons. Des problèmes embêtants de violences dans le Sud? Et hop, je rachète des parts du club de football de Liverpool (aux frais de l'État) histoire de faire changer les titres des journaux! Très présent dans tous les médias, il est même allé cette année jusqu'à se mettre en scène dans des activités de la ferme, etc...
 
     Aujourd'hui, ce dont l'accusent surtout les Thaïs, c'est de corruption et d'abus de pouvoir. Depuis son accès au pouvoir, Thaksin a bien fait fructifier sa fortune, notamment par la vente récente de son immense entreprise de télécoms, la Shin Corp (regroupant chaînes de télé, téléphonie mobile, et satellite), fondée avant son entrée en politique. Elle valait alors 20 milliards de bahts; il en a réclamé 73 pour sa revente à des Singapouriens. Tandis que par des procédés douteux, il s'est arrangé pour être exempté de toute taxe... La goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
 
     Par ailleurs, son ambition prend des formes particulièrement choquantes pour les Thaïs, pétris de respect pour la famille royale et du sens de la hiérarchie : au Wat Phra Khaeo, le temple le plus prestigieux du pays, Thaksin ne s'est pas gêné pour s'asseoir sur le siège réservé au roi. Il n'a pas hésité non plus à racheter des palais royaux du pays pour les revendre à des étrangers...
 
    Alors depuis plusieurs mois, son ancien ami, Sondhi Limthongkul, orchestre une véritable campagne contre le premier ministre, dénonçant ses abus, et réunissant peu à peu des milliers d'auditeurs au parc Lumphini, tous les vendredis. Thaksin réclamait déjà deux milliards de bahts de réparation quand le roi a sous-entendu dans son discours du 5 décembre (anniversaire du roi) que le premier ministre ferait bien d'accepter un peu plus les critiques... Rappelons que ce dernier a le réflexe de traîner en justice les personnes influentes qui osent un peu trop critiquer.
 
     Dernièrement, les démissions des ministres et conseillers de Thaksin se sont multipliées. Ceux-ci se retournent un à un contre lui et dénoncent ses diverses manoeuvres, déclanchant à leur tour peu à peu un mouvement de protestation.
 
     Depuis quelques semaines, des foules se réunissent ainsi une fois par semaine sur Sanam Luang et la grande avenue Ratchadamnoen, où se trouve le fameux "Democracy Monument". Une population issue de la classe moyenne et des élites intellectuelles : étudiants, professeurs, syndicalistes, partisans de Sondhi, associations...
 
     Esseulé mais pas près à démissionner, le premier ministre a décidé de dissoudre la Chambre basse du Parlement (celle qui a le véritable pouvoir), annonçant des élections pour le 2 avril prochain. L'opposition, par ailleurs pas toujours très organisée, a alors annoncé qu'elle boycotterait les élections. Et voilà monsieur Thaksin parti en campagne de réélection.
     Rien de mieux pour les télés que de montrer des foules en liesse agitant de petits drapeaux et acclamant le milliardaire. Il suffit pour cela d'organiser des bus venant des provinces, et d'offrir généreusement aux personnes voulant bien embarquer 200 bahts et un plat de riz...
     S'assurer aussi un Parlement coopératif en payant des citoyens lambdas en province pour créer des partis bidons. Ainsi, plus besoin d'opposition, la diversité sera respectée au Parlement... en apparence du moins.
 
     Hier, les manifestants ont donc décidé de renforcer la pression et de marcher de Sanam Luang jusqu'à la "Government House", où ils se sont maintenant installés, résolus à ne plus en bouger jusqu'à la démission de Thaksin.
 
     Celui-ci menaçait hier de déclarer l'État d'urgence (pour une manif pacifiste...), il aurait aujourd'hui évoqué une possible retraite provisoire histoire de calmer les choses...
 
     Tout laisse à penser en tout cas que la situation aura du mal à se calmer avant que le premier ministre ne démissionne, avant ou après les élections. Chamlong Srimuang, un des leaders du mouvement (déjà celui du mouvement de 1992), dit dans un sourire confiant : "C'est à celui qui sera le plus patient"... Espérons que tout cela se fera sans grand débordement (deux explosions ont déjà eu lieu la semaine dernière devant la résidence d'hommes politiques)... La Thaïlande n'est pas une inconnue des "Tien An Men" (14 octobre 1973, 6 octobre 1976 etc) et des putschs militaires...
 
 
     Je ne peux m'empêcher pour l'instant de me réjouir de ce réveil du peuple, trop souvent soumis et indifférent à la politique, et de ce débat qui s'installe partout dans le pays et les familles... Une chose vraiment peu évidente dans ce pays où exprimer une opinion personnelle (quand elle existe!) n'est pas aisé, voire mal vu, mal poli, ou risqué.
    
 
 

Thaksin-Hitler Get-Out et-en-chansons by-night

 

Pour plus d'infos, voila quelques sites :

 

www.blogg.org/blog-8739.html

www.courrierinternational.com

www.nationmultimedia.com   (The Nation, quotidien d'ici en anglais)

www.bangkokpost.com         (Bangkok Post, l'autre quotidien en anglais)

www.gavroche-thailande.com (le magazine francophone de la Thailande, Laos, Cambodge, Birmanie)

2 March

Pourquoi les Thai venerent ils la Chapelle d'Erawan à coté de l'hotel Hyatt en plein coeur du quartier d'affaire de Bangkok ???

Voici la réponse par le petit journal de Bangkok:
 
 
 

CROYANCES - Le mystère de la chapelle d’Erawan

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A Bangkok, une des plus belles illustrations de religiosité locale est la célèbre chapelle d’Erawan. Situé en plein quartier d’affaires, à l’angle du Grand Hyatt Erawan Hotel, cet autel très particulier a une histoire vraiment singulière

Chaque jour, des spectacles accompagnent les offrandes des fidèles venus rendre hommage à Brahma (Photo LPJ Bangkok) 

En 1953, en prévision d’une importante conférence internationale, le gouvernement thaï lance la construction du tout premier hôtel de grande classe, apte à recevoir les honorables hôtes étrangers. Cette modeste bâtisse de quatre étages (remplacée en 1987 par le palace actuel) sera baptisée Erawan Hotel, en hommage au légendaire éléphant blanc, symbole de fertilité et d’abondance, et aussi monture d’Indra, le dieu-protecteur de Bangkok.
Mais moins de deux ans après le début des travaux, l’entreprise chargée des travaux est confrontée à toute une série d’incidents malheureux, dont notamment la mort accidentelle de manœuvres. De là à penser que le chantier est maudit, il n’y a qu’un pas qui sera franchi lorsque le bateau transportant du marbre d’Italie destiné à l’hôtel disparaît corps et biens dans un naufrage. Les ouvriers refusent alors de continuer tant que rien n’est tenté pour conjurer le mauvais sort.
Rectifier la négligence
On fait alors appel à un astrologue réputé, M. Luang Suwicharnpat, contre-amiral de son état. Après moult études des cartes du ciel et autres savantes observations, il s’aperçoit qu’il y a eu négligence caractérisée : la première pierre de l’hôtel n’a pas été posée à un moment auspicieux. Mais d’après l’éminent spécialiste cela peut encore se rectifier. Il suffit d’édifier une chapelle dédiée à Brahma, premier parmi les dieux de l’Inde éternelle, et l’un des plus bienveillants. Les Thaïs l’appellent Than Tao Maha-Phrom.
La recommandation sera promptement adoptée. Un plasticien du Département des Beaux-Arts se voit alors confier la réalisation d’une statue coulée en plâtre de Paris et dorée à l’or fin qui sera cérémonieusement installée sur son piédestal le 9 novembre 1956, une date dont l’anniversaire est encore fêté à ce jour.
A partir de là, les travaux de l’hôtel se poursuivront sans le moindre pépin. Depuis son édification, la chapelle d’Erawan ne désemplit pas.
Outre des dons en espèces sonnantes et trébuchantes, les fidèles offrent à Brahma des spectacles de danse classique, des numéros d’acrobates, des fleurs, de l’encens, et aussi le plus souvent une statuette d’éléphant sculptée dans le bois.
Il s’en donne tellement qu’une fois bénies par les prêtres d’Erawan, ces figurines sont ensuite offertes à d’autres temples. De la même façon, une grande partie de l’argent récolté dans les troncs de la chapelle est redistribuée à des hôpitaux (environ 300) dans tout le pays afin d’acheter des équipements médicaux. Entre l’inauguration de la chapelle en 1956 et l’année 2002, on estime que plus de 550 millions de bahts ont été collectés.

Raymond Vergé (LPJ Bangkok) – Jeudi 2 Mars 2006

Accès :
Au carrefour des avenues Ratchadamri et Ploenchit
BTS, station Chitlom

 

DANSEUSES TRADITIONNELLES THAI AU TEMPLE D'ERAWAN

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